Vérification pièce par pièce
Linkavista est-il fiable, ou est-ce une arnaque ?
Non, ce n’est pas une arnaque. La société existe au registre, l’infrastructure est européenne, des remboursements sont documentés publiquement et le contrat engage la plateforme sur des points précis. Mais la fiabilité ne se décrète pas. Cette page confronte, à une date de relevé unique, le 31 août 2026, trois choses que personne ne met côte à côte : ce que Linkavista affirme sur ses propres pages, ce que ses documents contractuels engagent réellement, et ce que disent les sources officielles.
La réponse en cinq lignes. LINKAVISTA SAS existe bien, SIREN 939 750 196, immatriculée le 17 janvier 2025 au RCS de Périgueux, active au registre officiel. Aucun signal d’escroquerie n’a été relevé. Trois réserves sérieuses subsistent : la plateforme tournait déjà en avril 2024, soit neuf mois avant la création de la société ; l’éditeur affiche quatre volumes de catalogue différents le même jour ; et le contrat impose des liens sans attribut nofollow, ce que la documentation officielle de Google qualifie de violation de ses règles, sans qu’aucune garantie ne couvre ce risque. Le protocole de vérification est décrit dans la méthodologie.
Ce que dit le registre officiel
La première question à poser à une plateforme qui détient votre solde est simple : qui encaisse. La réponse est ici vérifiable en quelques minutes, et elle est propre.
| Élément d’identité | Valeur relevée | Source |
|---|---|---|
| Raison sociale | LINKAVISTA SAS | Officielle, CGV article 1 |
| SIREN, SIRET | 939 750 196, établissement 939 750 196 00015 | Registre officiel et CGV |
| Immatriculation | 17 janvier 2025, RCS de Périgueux, état administratif actif | Registre officiel |
| Forme, capital | SAS (code 5710), capital social de 500 euros | Registre officiel et CGV |
| Code d’activité | 73.11Z, activités des agences de publicité | Registre officiel |
| Siège social | 128 route des Écureuils, 24400 Sourzac, Dordogne | Registre officiel et politique de confidentialité |
| Dirigeant déclaré | Michael Delpech, né en août 1981, président. Aucun autre dirigeant inscrit | Registre officiel |
| TVA intracommunautaire | FR17939750196 déclarée. Validité non vérifiable le 31 août 2026 | CGV, contrôle VIES en erreur de service |
| Hébergeur | Hetzner Online GmbH, 91710 Gunzenhausen, Allemagne | Officielle, mentions légales |
| Effectif salarié | Non communiqué, tranche non renseignée | Registre officiel |
| Comptes annuels | Non communiqués, aucune donnée financière exposée | Registre officiel |
Relevé le 31 août 2026. Registre officiel interrogé via l’API Recherche d’entreprises, données mises à jour le 30 août 2026, source INSEE au 8 décembre 2025 et RNE au 5 décembre 2025. CGV en version 2026.03.25.
Trois observations, sans dramatisation. L’absence de comptes déposés n’a rien d’anormal pour une société créée en janvier 2025 dont le premier exercice n’a pas nécessairement encore été publié. Le prénom du dirigeant s’écrit Michael au registre et Mickael dans les CGV, simple variante orthographique. Enfin, le contrôle de la TVA n’a pas échoué : le service officiel de la Commission européenne a renvoyé une erreur de disponibilité, ce qui n’est ni une validation ni une invalidation. Il faut l’écrire ainsi, et pas autrement.
Un point mérite en revanche d’être signalé. Plusieurs comparateurs tiers présentent la plateforme comme cofondée par deux ou trois personnes. Le registre officiel ne déclare qu’un seul dirigeant. Aucune source primaire ne corrobore l’attribution de la fondation à d’autres noms.
La chronologie réelle, archive par archive
C’est ici que le dossier devient intéressant, parce que la version qui circule est fausse. De nombreux sites tiers datent le lancement de fin 2023. Les archives disent autre chose.
| Date | Ce qui est constaté | Nature |
|---|---|---|
| 9 décembre 2023 | linkavista.com affiche une page de mise en vente de nom de domaine | Source tierce, Internet Archive |
| 23 mars 2024 | Le domaine renvoie un listing de répertoire ouvert, avec une archive compressée de 107 Mo. Site en cours d’installation | Source tierce, Internet Archive |
| 25 avril 2024 | Première capture archivée de la marketplace, sous le titre plateforme d’échange de liens | Source tierce, Internet Archive |
| 1er mai 2024 | Date d’entrée en vigueur des mentions légales officielles | Officielle |
| 17 janvier 2025 | Création de LINKAVISTA SAS, soit environ neuf mois après la mise en ligne | Officielle, registre |
| 25 mars 2026 | Entrée en vigueur des CGV en cours, version 2026.03.25 | Officielle |
| 15 juillet 2026 | Dernière mise à jour de la politique de confidentialité | Officielle |
Relevé le 31 août 2026. Captures d’archives consultées le même jour. Au 31 août 2026, l’antériorité publique vérifiable de la plateforme est donc d’environ 28 mois, et celle de la société d’environ 19 mois.
Deux anomalies documentaires en découlent. Les mentions légales portent une date d’entrée en vigueur antérieure de plus de huit mois à la création de la société qu’elles décrivent. Et trois dates de mise à jour distinctes coexistent dans les documents légaux, ce qui rend difficile de savoir quelle version fait foi. L’éditeur ne communique par ailleurs aucune date officielle d’ouverture commerciale : seules les archives permettent de la situer entre le 23 mars et le 25 avril 2024. Rien de tout cela n’est illégal. Tout cela relève du soin apporté à ses propres pages, et ce soin est le premier indice de fiabilité d’une plateforme à laquelle on confie un budget, comme le rappelle le guide sur l’achat de backlinks.
Ce que l’éditeur dit de lui-même, et ce qui se vérifie
Une plateforme fiable dit la même chose sur toutes ses pages. Ce test simple, Linkavista ne le passe pas.
| Affirmation officielle | Page où elle figure | Ce que montre la vérification |
|---|---|---|
| 90 505 sites disponibles | Page d’accueil française | Trois autres chiffres coexistent le même jour |
| 91 466 sites vérifiés | Page d’inscription | 961 sites d’écart avec l’accueil |
| Plus de 20 000 sites | Page de délégation | Le chiffre de l’accueil vaut 4,5 fois ce seuil annoncé |
| Plus de 5 000 éditeurs | Marketplace en anglais | Unité différente, aucun rapprochement possible |
| Plus de 40 pays, plus de 15 langues | Page d’accueil française | La marketplace anglaise annonce plus de 30 pays et 26 langues |
| Plus de 5 ans d’expérience | Page de délégation | 28 mois d’existence publique archivée, 19 mois de société |
| Problème résolu sous 24 heures, équipe 7 jours sur 7 | Page d’accueil française | La FAQ officielle engage 48 à 72 heures ouvrées, la page de délégation annonce 6 jours sur 7 |
| Près de 5 000 clients | Réponse Trustpilot du 31 octobre 2025 | Déclaration de l’éditeur, non auditée, non republiée depuis |
Relevé le 31 août 2026 sur les pages officielles de l’éditeur, à l’exception de la dernière ligne, relevée le même jour sur la réponse publiée par l’éditeur sur sa fiche Trustpilot et non sur son propre site. Un relevé antérieur du 30 août 2026 donnait une série différente encore, dont 90 162 sites en accueil et 91 120 à l’inscription : les compteurs bougent d’un jour à l’autre sans méthode publiée.
Ce chiffre n’existe pas. Le volume réel du catalogue est non communiqué. Quatre valeurs différentes, affichées simultanément par le même éditeur, ne constituent pas une donnée : ce sont des affichages commerciaux. Il n’existe aucun chiffre consolidé, aucune définition publiée de ce qui est compté, et la répartition par pays, par langue ou par fourchette de prix reste inaccessible sans créer un compte. Aucun de ces nombres ne devrait entrer dans une décision d’achat.
La revendication de plus de 5 ans d’expérience est celle qui pose le vrai problème. Elle ne concerne pas un compteur automatique mal synchronisé, mais une phrase écrite, sur une page qui demande un budget mensuel de 500 à 5 000 euros, fourchette relevée le 31 août 2026 sur cette même page de délégation officielle. Elle est contredite par deux sources indépendantes, l’Internet Archive et le registre officiel.
Ce que le contrat engage vraiment
Passons au seul document qui compte en cas de litige. Les CGV de Linkavista sont, sur le fond, plus précises que la moyenne du secteur : elles chiffrent les commissions au centime, fixent un délai de publication et prévoient un barème d’indemnisation. Elles contiennent aussi des clauses qu’un utilisateur pressé ne lira pas.
| Engagement | Ce que dit le contrat | Ce qu’il faut en retenir |
|---|---|---|
| Commission éditeur, mode par défaut | 5 % HT à la vente, puis 10 % HT au retrait. Exemple officiel : vente 100 euros, 95 euros crédités, 85,50 euros perçus | Prélèvement réel de 14,5 %, soit près du triple des 5 % mis en avant |
| Commission, mode prix libres | 10 % HT puis 15 % HT, soit 76,50 euros perçus sur 100 euros | Prélèvement réel de 23,5 % |
| Sous soldes | Trois sous soldes consommés dans un ordre imposé, non modifiable | Le taux de retrait appliqué ne se choisit pas |
| Retrait, rechargement | Retrait minimum 100 euros HT, un seul par mois, paiements deux fois par mois. Rechargement minimum 20 euros HT | Un petit éditeur immobilise son solde plusieurs mois |
| Durée de vie des crédits | 24 mois, ni remboursables, ni échangeables, ni cessibles, annulés à expiration | Un solde oublié est perdu, sans prolongation |
| Résiliation | Crédits non remboursés si vous fermez le compte, annulés sans indemnisation en cas de manquement grave | Ne rechargez que ce que vous allez consommer |
| Fonds en cas de soupçon grave | Conservation des fonds possible en cas de fraude ou d’activité illégale présumée. Retrait préservé en cas d’exclusion discrétionnaire | Distinction nette entre les deux cas, à porter au crédit du texte |
| Publication | 10 jours ouvrés après réception du contenu, délais qualifiés d’indicatifs, obligation de moyens | Le délai est encadré, pas garanti |
| Maintien du lien | 24 mois minimum en ligne et indexé. Indisponibilité de plus de 7 jours consécutifs constitutive d’un manquement | L’engagement le plus solide du contrat |
| Sanction de l’éditeur défaillant | Remboursement du prix net, 15 % de frais de gestion, pénalité de 100 %, 75 %, 50 % puis 25 % par tranches de 6 mois, plafond 240 % | Barème dégressif chiffré, rare dans le secteur |
| Procédure | Suivi automatisé, rapport horodaté conservé 12 mois, 7 jours pour se mettre en conformité, 15 jours pour contester | Contradictoire réel, délais courts |
| Thématiques exclues | Aucune garantie de maintien, de remplacement ou de remboursement pour paris, CBD, adulte, tabac | Ces secteurs achètent sans filet |
| Plafond de responsabilité | Limitée au montant HT payé sur les 12 mois précédents, hors pénalités algorithmiques, perte de chiffre d’affaires ou de réputation | Le préjudice indirect n’est jamais couvert |
| Non contournement | 12 mois après la dernière commande, indemnité de 30 % des transactions détournées et suspension définitive | Contacter un éditeur en direct coûte cher |
| Juridiction | Tribunaux de Périgueux pour les professionnels, tribunal du domicile du défendeur pour les consommateurs | Un litige professionnel se plaide en Dordogne |
Relevé le 31 août 2026 dans les CGV officielles, version 2026.03.25, articles 6, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 22, 23 et 24. Le calcul des 14,5 % et 23,5 % applique les taux officiels au montant officiel.
L’écart entre les 5 % mis en avant dans les témoignages de la page d’accueil et les 14,5 % réellement prélevés en mode par défaut n’est pas une erreur de communication : c’est le mécanisme du double prélèvement, à la vente puis au retrait, que l’argument commercial passe sous silence. Le détail complet des revenus figure dans l’analyse côté éditeurs, et les seuils côté acheteur dans la grille tarifaire vérifiée. Un dernier détail à surveiller : les CGV chiffrent les frais PayPal à 2,5 % HT, alors qu’une source tierce, consultée le 31 août 2026, relève une grille de dépôt à 0 % par virement, 0,5 % en cryptomonnaie, 2,5 % par carte et 3,5 % par PayPal. Cette seconde grille n’est confirmée par aucun document officiel de l’éditeur : ces quatre taux ne sont donc pas des prix établis. Fiez-vous au contrat.
Le risque que le contrat ne couvre pas
Voici le point que ce site refuse de contourner, parce qu’il vaut pour toute la catégorie et pas seulement pour cette plateforme.
Une contradiction frontale avec les règles officielles de Google. Les CGV imposent que les liens publiés ne comportent pas d’attributs nofollow ou sponsored sauf instruction contraire (article 10.3), et qualifient l’ajout ultérieur de ces attributs de manquement contractuel (article 11.1). La documentation officielle de Google sur les règles anti-spam qualifie l’achat de liens transmettant du signal de classement de violation, et précise qu’une telle transaction ne contrevient pas à ses règles dès lors que le lien porte l’attribut rel nofollow ou rel sponsored. Autrement dit, le contrat exige précisément la caractéristique qui fait basculer la transaction du côté de l’infraction.
Les conséquences prévues par Google sont un classement dégradé, une absence des résultats ou une action manuelle, et elles pèsent sur le site acheteur comme sur le site vendeur. Aucune clause du contrat ne couvre ce risque : l’article 12.3 exclut expressément la responsabilité de la plateforme en cas de pénalité algorithmique. Ce risque est le vôtre, entièrement. Il ne disqualifie pas Linkavista plus qu’une autre place de marché, il définit ce que vous achetez, et il se retrouve à l’identique chez toutes les alternatives du marché.
Les avis, passés à l’horodatage
La note de Linkavista est la donnée la plus recopiée du web, et la plus déformée. Plusieurs comparateurs tiers, consultés le 31 août 2026, annoncent 4,4 sur 5, parfois assortis de 486 avis ou de 90 % d’avis cinq étoiles. Aucun de ces trois chiffres n’existe sur la source primaire.
| Indicateur Trustpilot | Linkavista | Develink | Ereferer |
|---|---|---|---|
| Note | 4,2 sur 5 | 4,8 sur 5 | 2,0 sur 5 |
| Nombre d’avis | 22 | 74, dont 33 sur 12 mois | 30, dont 11 sur 12 mois |
| Répartition | 86 % de 5 étoiles, 14 % de 1 étoile, rien entre les deux | Non détaillée ici | Non détaillée ici |
| Avis portant la mention vérifié | 1 sur 22, soit 4,5 % | Non relevé | Non relevé |
| Concentration temporelle | 13 avis le 5 novembre 2025, dont 12 en 2 h 44 min. 15 avis sur 22 en deux jours | Non relevée | Non relevée |
| Profil revendiqué par l’entreprise | Depuis octobre 2025 | Oui, mention d’abonnement payant | Depuis septembre 2023 |
| Réponse aux avis négatifs | 66 %, généralement sous deux semaines | Non relevée | Non relevée |
Relevé le 31 août 2026 directement sur les fiches Trustpilot des trois plateformes, horodatage par horodatage pour Linkavista. Les 22 avis ont tous été reçus au cours des 12 derniers mois. Aucune mention d’abonnement payant à Trustpilot ne figure sur la fiche Linkavista.
Vingt-deux avis, dont un seul vérifié et quinze publiés en deux jours, ne mesurent rien. Deux détails achèvent de disqualifier l’échantillon comme preuve d’indépendance : un avis cinq étoiles du 5 novembre 2025 est signé Leo Poitevin, un nom que plusieurs comparateurs tiers présentent comme cofondateur alors que le registre ne déclare qu’un dirigeant, et un autre avis du même jour remercie nommément trois personnes pour le projet. Un avis du 21 juillet 2026 indique explicitement que son auteur est arrivé après avoir lu un comparatif tiers, ce qui mesure la puissance de l’écosystème d’affiliation plutôt que la satisfaction.
Le contrepoint est réel, et il joue en faveur de la plateforme. Les trois avis négatifs portent sur la facturation de la TVA et un retard, la réactivité du support, et une contre-proposition tarifaire d’un éditeur après commande. Aucun ne fait état d’un solde retenu ni d’une commande jamais livrée. Mieux : dans sa réponse du 14 juin 2026, l’éditeur documente une commande de 5 euros remboursée automatiquement et intégralement après refus de l’article, et un avis du 7 avril 2026 fait état d’un remboursement obtenu après suppression d’un lien. L’analyse détaillée de ces retours figure dans la page consacrée aux avis clients.
Conformité, données et accessibilité du contact
Sur le traitement des données, le dossier est plutôt bon. L’hébergement est situé dans l’Union européenne. La politique de confidentialité du 15 juillet 2026 nomme ses sous-traitants, dont Stripe, PayPal et Qonto pour les paiements, Sendy pour la newsletter, Discord pour la coordination du support, SEMrush, DomDetailer et Google Search Console pour l’analyse. Elle publie des durées de conservation chiffrées, 10 ans pour les documents comptables, 3 ans pour le support après le dernier échange, 13 mois maximum pour les cookies de mesure, et annonce un délai de réponse RGPD d’un mois maximum. Les transferts hors Union européenne sont déclarés et encadrés par les clauses contractuelles types. Un bandeau cookies proposant explicitement le refus est présent. C’est plus que ce que publient la plupart des places de marché de liens.
Quatre faiblesses subsistent, et elles se cumulent. Les mentions légales n’indiquent ni le SIREN, ni le capital, ni l’adresse postale complète : ces éléments ne figurent que dans les CGV et la politique de confidentialité. Aucun numéro de téléphone n’est publié nulle part, et la seule adresse électronique disponible figure à l’article 18.3 des CGV, pour l’exercice des droits RGPD. Aucun délégué à la protection des données n’est nommé. Enfin, les CGV prévoient un recours à la médiation sans nommer le médiateur, et renvoient à la plateforme européenne de règlement en ligne des litiges, alors que celle-ci a définitivement fermé le 20 juillet 2025 en application du règlement (UE) 2024/3228. Des CGV entrées en vigueur le 25 mars 2026 orientent donc le consommateur vers un service fermé huit mois plus tôt. Ce n’est pas une escroquerie, c’est un défaut de mise à jour d’un document juridique.
À l’inverse, un mécanisme mérite d’être salué. La plateforme demande l’accès aux données Google Search Console de ses utilisateurs, autorisation révocable à tout moment. C’est ce qui fonde la revendication de trafic vérifié, et c’est la différence technique la plus concrète avec les places de marché qui se contentent de métriques estimées. Il faut toutefois savoir lire ce que cela couvre : le trafic Search Console ne comprend que les clics organiques Google Search. Le reste des indicateurs vient de tiers, Trust Flow, Citation Flow et domaines référents de Majestic, trafic estimé et mots clés de SEMrush, Domain Authority de Moz. Le Domain Rating d’Ahrefs, souvent cité par des comparateurs tiers, n’est pas documenté officiellement. Pour situer ces valeurs face au marché, voyez le prix d’un backlink en France.
Ce qui plaide pour la fiabilité, ce qui l’entame
Ce qui plaide pour la fiabilité
- Société réelle, active au registre officiel, dirigeant identifié, siège vérifiable
- Hébergement dans l’Union européenne, sous-traitants nommés, durées de conservation publiées
- Commissions chiffrées au centime dans les CGV, avec exemple officiel à 100 euros
- Maintien du lien 24 mois avec barème d’indemnisation dégressif jusqu’à 240 % du prix net
- Procédure contradictoire écrite, rapport horodaté conservé 12 mois, délai de contestation de 15 jours
- Remboursements documentés publiquement, y compris sur une commande à 5 euros
- Réponse à 66 % des avis négatifs, généralement sous deux semaines
- Vérification du trafic par Search Console, plutôt que par métriques estimées seules
- Inscription gratuite, sans moyen de paiement demandé
Ce qui entame la fiabilité
- Quatre volumes de catalogue contradictoires affichés le même jour, sans chiffre consolidé
- Plus de 5 ans d’expérience revendiqués pour 28 mois d’existence publique archivée
- Neuf mois d’exploitation avant la création de la société, sans explication publiée
- Mentions légales antérieures de huit mois à la société qu’elles décrivent
- 5 % de commission mis en avant, 14,5 % réellement prélevés en mode par défaut
- Crédits non remboursables, périmés à 24 mois, perdus si vous fermez le compte
- Obligation contractuelle de liens sans nofollow, que Google qualifie de violation
- Renvoi vers une plateforme européenne de litiges fermée depuis juillet 2025
- Ni téléphone, ni médiateur nommé, ni délégué à la protection des données
- Support annoncé à 24 heures en accueil et 48 à 72 heures ouvrées en FAQ
- Échantillon d’avis inexploitable : 22 avis, un seul vérifié, 15 publiés en deux jours
Le verdict
Linkavista n’est pas une arnaque, et l’écrire autrement serait malhonnête. Une escroquerie ne publie pas un barème d’indemnisation dégressif, ne documente pas publiquement le remboursement d’une commande à 5 euros, ne répond pas aux deux tiers de ses avis négatifs et ne s’impose pas une procédure contradictoire de 15 jours. Sur les critères qui comptent réellement, existence juridique, localisation des fonds et des données, engagements écrits et traitement des litiges, le dossier tient.
La plateforme est en revanche jeune, et elle communique comme une entreprise jeune : des compteurs qui ne se parlent pas, une ancienneté surévaluée, un taux de commission présenté par sa moitié la plus flatteuse, un document juridique qui n’a pas suivi une fermeture réglementaire de juillet 2025. Ces défauts ne coûtent rien à corriger. Tant qu’ils sont là, ils imposent au client de tout vérifier lui-même, ce qui est exactement l’inverse de ce qu’une place de marché promet.
La conduite raisonnable tient en quatre règles. Ne rechargez que le montant que vous allez consommer dans les semaines qui suivent, puisque les crédits ne se récupèrent pas. Lisez l’article 13 avant de contacter un éditeur en direct, l’indemnité est de 30 %. Considérez le risque Google comme entièrement à votre charge, car le contrat le dit. Et ne fondez aucune décision sur un compteur de catalogue. C’est sur cette base que la note maison est fixée à 4,1 sur 5, moyenne pondérée de sept critères, dans l’avis complet sur Linkavista. Pour situer la plateforme face à des sociétés plus anciennes qui publient leurs comptes, la comparaison la plus instructive reste celle avec Develink.
Inscription gratuite, sans moyen de paiement demandé. Ce lien est affilié, ce qui ne change ni le prix payé ni une ligne de cette page. Les règles de rédaction sont publiées dans la méthodologie, et les conflits d’intérêts dans la page auteur.
Questions fréquentes
Linkavista est-il une arnaque ?
Non. LINKAVISTA SAS est immatriculée au RCS de Périgueux sous le SIREN 939 750 196 depuis le 17 janvier 2025, son état administratif est actif au registre officiel, son siège et son dirigeant sont vérifiables, et son hébergeur est situé dans l’Union européenne. Aucun avis Trustpilot relevé le 31 août 2026 ne fait état d’un solde retenu ni d’une commande jamais livrée, et deux remboursements sont documentés publiquement, dont un sur une commande de 5 euros. Les réserves sérieuses portent sur la communication et sur des documents juridiques mal tenus, pas sur l’honnêteté de l’exploitation.
Qui est derrière Linkavista ?
Un seul dirigeant est inscrit au registre officiel au 31 août 2026 : Michael Delpech, né en août 1981, président de la SAS. La direction de la publication est assurée par la même personne selon les CGV, où le prénom s’écrit Mickael. Plusieurs comparateurs tiers présentent la plateforme comme cofondée par deux ou trois personnes, mais aucune source primaire ne corrobore cette attribution. La tranche d’effectif salarié est non renseignée au registre, et aucun compte annuel n’est exposé, ce qui n’a rien d’anormal pour une société créée en janvier 2025.
Depuis quand Linkavista existe-t-il vraiment ?
Depuis le printemps 2024, pas depuis fin 2023 comme l’écrivent plusieurs comparateurs tiers. Le 9 décembre 2023, le domaine affichait encore une page de mise en vente. Le 23 mars 2024, il renvoyait un répertoire ouvert avec une archive de 107 Mo, signe d’une installation en cours. La première capture archivée de la marketplace date du 25 avril 2024. Au 31 août 2026, cela représente environ 28 mois d’existence publique vérifiable, et 19 mois pour la société. La page de délégation revendique pourtant plus de 5 ans d’expérience.
Peut-on faire confiance à la note Trustpilot de Linkavista ?
Non, l’échantillon est trop faible et trop concentré. La fiche relevée le 31 août 2026 affiche 4,2 sur 5 pour 22 avis seulement, dont 86 % de cinq étoiles et 14 % d’une étoile, sans aucune note intermédiaire. Un seul avis porte la mention vérifié, soit 4,5 % du total. Treize avis ont été publiés le même jour, le 5 novembre 2025, dont douze en 2 heures et 44 minutes, et deux autres le lendemain. Les notes de 4,4 sur 5 ou de 486 avis relayées par des sites tiers ne correspondent à aucune donnée de la source primaire.
Combien Linkavista prélève-t-il réellement à un éditeur ?
14,5 % en mode par défaut, et non 5 %. L’article 8.3 des CGV prévoit 5 % HT à la vente puis 10 % HT au retrait en mode prix encadrés, appliqué automatiquement à tout nouveau site. L’exemple officiel de la plateforme le confirme : sur une vente de 100 euros, 95 euros sont crédités puis 85,50 euros perçus après retrait. En mode prix libres, les taux passent à 10 % et 15 %, soit 76,50 euros perçus et 23,5 % de prélèvement. Le taux de 5 % mis en avant dans les témoignages ne représente donc qu’environ un tiers de la ponction réelle.
Que se passe-t-il si mon lien est supprimé avant 24 mois ?
L’article 11.1 des CGV impose à l’éditeur du site hôte de maintenir le contenu et le lien en ligne et indexés pendant 24 mois minimum, une indisponibilité de plus de 7 jours consécutifs constituant un manquement. Le barème de l’article 11.2.4 prévoit alors le remboursement du prix net, une indemnité de gestion de 15 % et une pénalité dégressive de 100 % entre 0 et 6 mois, 75 % entre 6 et 12 mois, 50 % entre 12 et 18 mois et 25 % entre 18 et 24 mois, plafonnée à 240 % du prix net. Aucune de ces garanties ne s’applique aux thématiques paris, CBD, adulte et tabac, exclues par l’article 11.3. Le taux effectif de remboursements réellement obtenus est non communiqué.
Acheter des liens sur Linkavista peut-il faire sanctionner mon site par Google ?
Oui, et ce risque est entièrement à votre charge. Les CGV imposent des liens sans attribut nofollow ni sponsored sauf instruction contraire, et qualifient l’ajout ultérieur de ces attributs de manquement contractuel. La documentation officielle de Google sur les règles anti-spam qualifie l’achat de liens transmettant du signal de classement de violation, et indique qu’une telle transaction ne contrevient pas à ses règles dès lors que le lien porte l’attribut rel nofollow ou rel sponsored. Les sanctions prévues vont du classement dégradé à l’absence des résultats, avec action manuelle possible, pour le site acheteur comme pour le site vendeur. L’article 12.3 des CGV exclut expressément la responsabilité de la plateforme en cas de pénalité algorithmique.
Puis-je récupérer mon argent si je ferme mon compte Linkavista ?
Non, pas les crédits déjà achetés. L’article 8.2 des CGV précise qu’ils sont valables 24 mois, ni remboursables, ni échangeables, ni cessibles à un tiers, et qu’ils sont automatiquement annulés à expiration sans prolongation. L’article 23.3 confirme qu’en cas de résiliation par l’utilisateur, les crédits non consommés ne sont pas remboursés, et l’article 23.2 prévoit leur annulation sans indemnisation en cas de manquement grave. La règle pratique est donc simple : ne rechargez jamais plus que ce que vous comptez dépenser à court terme, le rechargement minimum étant de 20 euros HT.
Dernière vérification : 31 août 2026. Données issues des pages officielles de l’éditeur, du registre des entreprises, de l’Internet Archive, de la documentation Google et de Trustpilot, sauf mention de source tierce. Pages liées : l’avis complet sur Linkavista · les tarifs vérifiés · les avis clients · les alternatives · face à Ereferer · face à SEMJuice · méthodologie · qui écrit ce site